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Œcuménisme
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MEDITATION DE SOLANGE WEISS, Pasteure:
Frères et sœurs en Christ,
J’avais une amie d’un autre pays vivant en France, qui m’a dit un jour: « as-tu remarqué que les devises nationales1 sont souvent ce qui manque ou ce qui pose problème aux pays ou qui finit par poser problème ? ». Non je n’y avais pas fait attention. En faire une généralité serait abusif mais c’est vrai que ça se vérifie dans plusieurs cas (du moins pour les pays qui ont une devise nationale) par exemple :
« Liberté, Egalité, Fraternité » en France
« Ordre et Progrès » au Brésil
« Nous avons foi en Dieu » aux Etats Unis
« L’union fait la force » en Belgique
« Justice Paix Travail » pour la RDC
« Unie dans la diversité » pour l’Union Européenne
Effectivement, il est important de ne pas confondre un idéal avec la réalité. Ou pour le dire autrement, ne pas confondre une identité réelle avec une identité de vocation.
La phrase de la lettre aux Ephésiens qui inspire notre semaine de l’unité est dans la même logique et s’adresse aussi à un collectif. L’auteur de la lettre aux Ephésiens annonce une réalité qui n’est pas ou qui est à venir comme c’est une vocation. Je ne pense pas qu’il faille la recevoir comme un ordre pour des efforts à faire, ce serait lui enlever son sel et son feu.
Mais je crois justement qu’on peut la recevoir comme un encouragement à la ferveur (qui peut être un autre mot de la foi)
Pour reprendre l’analyse de la philosophe Nathalie Sarthou-Lajus dans son petit livre sur la « Ferveur »2 : la ferveur regénère l’énergie vitale et le plaisir (oui, le plaisir !) d’appartenir à un collectif, et la ferveur collective peut soutenir la ferveur individuelle. Dans les moments de deuil ou de fête c’est le désir de faire corps, mais on le sait… le désir n’est pas encore la réalité.
En tant que chrétiens on peut se reconnaître dans une définition d’une ferveur populaire et collective qui a ses rites, mais qui surtout fait tenir ensemble par delà les distinctions sociales, culturelles voire nationales. Là aussi ce n’est pas encore la réalité entre nos églises, ni dans chacune de nos églises mais le texte d’Ephésiens nous rappelle que c’est notre vocation, que c’est la promesse de Dieu pour nous.
Face aux épreuves et aux menaces collectives la ferveur est nécessaire car elle nous mobilise1, et elle fabrique du lien. Elle peut aussi être contagieuse. Bien sûr, comme tout ce qui est humain la ferveur est aussi ambivalente et elle peut devenir… fureur…
C’est peut-être pour cela que le texte d’Ephésiens parle d’espérance donc de quelque chose d’inaccompli, et parle de vocation c’est-à-dire de quelque chose qui nous dépasse, que nous ne fabriquons pas nous-mêmes : ce « seul corps » n’est pas et ne sera jamais dans une perspective chrétienne, le résultat de nos efforts mêmes les plus louables, même les plus sincères.
Nous, nous nous inscrivons dans la ferveur à cause de Christ grâce à son Évangile libérateur, Evangile d’amour et de justice qui veut et qui vient nous inscrire dans un nouveau mode fraternel, dans de nouvelles relations entre nous parce que Christ nous inscrit d’abord dans une nouvelle relation avec Dieu.//
Donc dans cet esprit d’Ephésiens, dans cet esprit de ferveur et de promesse, je dirais que la Semaine dite de prière pour l’Unité des Chrétiens est mal nommée.
Cet appel dans la lettre aux Ephésiens pousse à nous interroger sur ce que nous vivons et surtout sur ce que nous voulons vivre dans chacune de nos églises et entre nos différentes églises chrétiennes2:
Retrouvez les dates et les lieux sur notre affiche ci contre.
ET SI VOUS VOULEZ EN SAVOIR PLUS SUR LA SEMAINE DE L’UNITE, EN GENERAL, DES CHRETIENS ALLEZ ICI https://epudf.org/actualites/oecumenisme/semaine-de-priere-pour-lunite-des-chretiens-2026/
Mardis de 14h30 à 16h, salle Ste Thérèse 13 rue de la Mondrière, 14500 Vire
Toutes les réunions ont lieu au Prieuré de la Carneille (chez les frères missionnaires des campagnes)